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Voilà donc la bande de l’Emilio qui jaillit dans l’espace de la station Mu23. Un balayage scanner repère rapidement l’astéroïde à quelques unités spatiales de là, mais aussi un autre point louche qui leur arrive par la proue.

senseurs

Le point approche rapidement et la vigie l’identifie rapidement comme un croiseur de guerre ! Si tu avais déjà croisé la route d’un de ces monstres d’acier, tu aurais probablement pâli, bigorneau. C’est ce qui est arrivé à tout l’équipage quand ils ont constaté que le bâtiment les avait pris en chasse. Le point lumineux se rapprochait inexorablement, sans répondre aux appels radio, quand soudain, alors qu’ils allaient passer en visuel, il disparaît des senseurs comme par enchantement ! Bizarre, non ?...

Les pirates se perdaient en conjectures quand un autre événement les empêcha de se creuser davantage le ciboulot. Mu23 apparaissait dans la verrière, auréolée du plus formidable ballet spatial qu’on puisse imaginer. Imagine des milliers de vaisseaux orbitant autour de la station, comme les mouches au cul d’un puka-puka de Merkol. Et il en arrivait toujours davantage. La raison en était qu’un terrible orage hyperspatial sévissait depuis plusieurs jours déjà sur la liaison Exxalia Mu23. Les places de ponton à la journée étaient devenues aussi chères qu’une suite royale sur Palace. Et nos pirates n’avaient pas un rond et un vaisseau à faire réparer.

Au tarif standard, c’est tout juste s’ils eurent le droit d’apponter dix minutes pour débarquer une partie de l’équipage avant de renvoyer en orbite les tôles froissées de l’Emilio en attendant une accalmie. A bord de la station régnait l’anarchie la plus absolue. Chaque mètre carré était squatté par des équipages en rade, des marchands à la sauvette, des vigiles débordés et tous les plus branleurs des va-nu-pieds de la Galaxie. Bref, un petit paradis !

Après quelques heures de recherches, les pirates de l’Emilio avaient un peu avancé dans leurs projets. Ils avaient fait le plein de munitions, avaient compris en quoi consistait la situation, avaient recruté quelques membres d’équipage potentiels et s’étaient fait même proposer les réparations gratuites et une lettre de change OCG de 10 000 crédits s’ils acceptaient d’opérer pour le compte de la station une reconnaissance le long de le Route d’Or vers Exxalia. Mais un pirate n’est pas un vulgaire mercenaire, et ça à aucun prix !... à part peut-être pour 20 000 crédits !... C’est la somme qu’avait demandé Korban à la chef de pont qui l’avait poliment envoyé se faire voir sur Destria. Plus d’un équipage sur la station étaient prêts à vendre pères et mères pour bien moins que ça. Korban décida d’attendre voir monter les prix.

Le même soir, ils finissaient un casse-dalle dégueu comme seules les stations-relais savent en proposer, quand leur attention fut attirée par une vente d’esclaves qui se déroulait à quelques mètres de là. Hé oui, petit naïf, on se livre au trafic d’esclaves sur les stations OCG. Il y avait même une brochette de gardes galactiques qui maintenaient l’ordre pour le compte du vendeur aux enchères. Les beaux principes du cartel ne pèsent pas lourd quand on peut aligner dans la poche du ponte du coin le paquet de crédits nécessaire. Celui-ci est d’autant plus complaisant sur les frontières qu’il a peu de chances de se faire contrôler par l’Inspection Générale et qu’il va devoir lui-même graisser la patte à son supérieur s’il veut quitter au plus vite une affectation qui lui offre aussi peu d’épanouissement et d’espoirs de promotion qu’un boulot de nettoyeur de chiottes dans un camp de pillards.

Nos pirates étaient passablement énervés par la situation, tu t’en doutes, et ils avaient remarqué qu’une bande de Mambas en pensait autant. Ça m’arrache la gueule de le dire mais ces gusses-là avaient apparemment un peu plus de sens moral que la moyenne de cette confrérie de raclures de bidets. Ils étaient sur le point d’intervenir tous ensemble lorsqu’un événement imprévu et tout à fait inattendu vint semer un joli désordre dans la halle…

Le marchand d’esclaves mettait aux enchères un mutant monstrueux. Sa peau était rouge comme le sang, parcourue de muscles noueux hypertrophiés. Il avait sur la tête deux énormes cornes noires, comme celles des buffles de Traxia, et ses yeux flamboyaient d’une lueur maléfique. Ce mutant-là, mon gars, semblait craché tout droit de la gueule de l’enfer ! L’affreux venait de se lever et toisait l’assistance lorsque, sans crier gare, il brise ses chaînes comme si on l’avait entravé avec des rubans de guimauve. Puis il dirige son bras vers la baie vitrée qui se trouvait derrière lui et prononce une espèce de formule magique bizarre, d’une voix qui vomissait la fureur, la violence et la cruauté.

Et là, sur l’honneur, on a pu voir se former dans sa main une boule de feu rougeoyante qui s’est mise à filer vers la baie vitrée de la halle. Dans une gerbe de flammes, elle laisse un trou grand comme une assiette et c’est la panique ! Le jour où tu entends le sifflement caractéristique d’une décompression, un bon conseil, mon gars : accroche-toi à ce que tu trouves de bien arrimé et serre le plus possible. C’est ce qu’ont fait nos gaillards tandis que le tiers des badauds se retrouvait en train de rouler sur le sol de la halle, entraîné vers le trou par l’air qui s’y échappait.

Tandis que Korban tentait de s’emparer d’un spray colmatant, les autres prenaient d’assaut les gardes débordés par les événements. Les seuls capables de réagir ont commencé par condamner les issues de la salle avant de tirer sur l’esclave révolté. Celui-ci avait déjà éructé une nouvelle incantation et les tirs de lasers semblaient glisser sur lui, ricochant sur la baie vitrée en la fragilisant davantage. Avant qu’on puisse tenter quoi que ce soit, il s’empare d’un garde qui le visait en le tenant par le crâne et lui arrache son arme avant de l’envoyer valser sur la baie vitrée, la faisant définitivement voler en éclats. Puis, fermement accroché, ce siphonné se met à mitrailler Korban.
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Les corps hurlants et les objets commencent à voler dans la halle, se précipitant vers l’ouverture. Seuls les plus résistants parviennent à rester accrochés. D’autres se rattrapent in extremis à l’ouverture et lancent des appels au secours désespérés qui se perdent dans le vide spatial et le souffle assourdissant des mètres cubes d’air franchissant le trou à chaque seconde. Et au milieu de tout ça, notre grand cornu continue à mitrailler la foule en criant sa rage ! Ce n’est qu’après avoir été criblé d’impacts de blaster par Dans L’Mille que le mutant fondu s’effondre et va rejoindre les dizaines de malheureux qui avaient déjà fait le grand saut dans le vide. Et, que l’esprit de Shalifar m’en soit témoin, il souriait alors que son corps basculait dans l’espace.


Quelques instants plus tard, une escouade d’intervention en scaphandre fait irruption pour sceller l’ouverture et rétablir l’ordre dans la halle. L’anarchie y règne ! Tandis que des corps congelés et boursouflés dérivent de l’autre côté de la baie, les esclaves, discrètement libérés par les pirates, se sont éparpillés dans la foule hystérique. Leur propriétaire reste introuvable, et pour cause. Son corps et sa tête, nettement séparés par le sabre de Schiffer, flottent à présent en orbite autour de Mu23 ! Seul un garde réchappé du massacre tente de remettre de l’ordre dans ses idées. Les militaires de l’escouade, saturés d’informations contradictoires, finissent par libérer les accès de la halle aux esclaves, à deux doigts de se faire lyncher par la foule.

Et c’est ainsi que nos rudes pirates, endurcis par une épreuve supplémentaire, rejoignent l’Emilio, qui accoste afin d’effectuer une rotation de quart. Ils en profitent pour mettre à l’abri deux esclaves condamnés à être repris, tant leur pratique du galactique laisse à désirer, et pour accueillir à bord leurs nouvelles recrues :

Dana Frazer  Akkhuto  Jeff Brady

Dana Frazer, une ancienne pilote de chasse galactique mise à la retraite forcée, Akkhuto, matelot à louer aux airs sombres et mystérieux et Jeff Brady, le fiancé de la capitaine pirate retrouvée morte dans l’hyperespace. Ce dernier rejoint l’équipage de bon cœur afin de faire honneur à la femme de sa vie, et ses accointances avec les dockers pourraient bien être utiles dans les circonstances du moment.

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