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Ça faisait un bail, moussaillon !

Excuse-moi si je me suis fait rare à la Rhumerie. Ça m’a pris quelques temps pour me remettre de la rossée que j’ai mise à ces minables de Mambas. Tu te souviens, je les ai fait pleurer comme des fillettes ?... Fallait voir ça, hein ?... Mais je n’ai plus ton âge, moussaillon. Et Mama Vasquez n’a pas voulu que je quitte mon hamac avant que mon dernier os ne soit tout à fait ressoudé. Heureusement qu’on a le rhum à volonté sur l’Île des Anciens…

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Tu te souviens où j’ai arrêté mon histoire ?... Ah oui ! Mama Vasquez, justement ! Quand on parle du tigron… C’est sur elle que finissent par tomber nos pirates lorsqu’ils s’enfoncent dans les taillis. Aussi « peau de gurkan » qu’aujourd’hui, elle leur interdit de rencontrer le vieil Angus, le propriétaire du fameux vaisseau, avant qu’il ait fini sa nuit. Il faut dire qu’il suivait un sale cap, le vieux forban.

Toute sa vie, le capitaine Angus avait accumulé les poisses : un vrai Jonas ! Il pensait se refaire avec ce vieux Basic, qu’il avait appelé La Guigne pour conjurer le mauvais sort. Mais ça n’a fait qu’aggraver les choses. Avec la Guigne, il est allé d’emmerdes en emmerdes : pas un voyage sans qu’il soit pris en chasse par un bâtiment militaire ou une horde de pillards. Toutes ses maigres prises sont passées dans la réparation de ce vieux rafiot bon pour la casse. Il a fini par perdre un jeune canonnier, sacrifié pour sauver le reste de l’équipage. Ils en sont tous ressortis brisés à jamais et ont abandonné la piraterie et les rêves de gloire.

Et c’est ainsi qu’Angus atterrit sur l’Île des Anciens avec le moral dans les chaussettes, hanté par le dernier hurlement d’Emilio dans sa tourelle et avec le rhum pour tout échappatoire. Il s’est cramé le foie avec en quelques semaines et attendait la mort lorsque Mama Vasquez consentit enfin à introduire les jeunots auprès de son hamac. Il était convaincu que son vaisseau était maudit et que c’était le pire cadeau à faire à des bleus qui démarrent dans la boucane. Mais nos blancs-becs n’avaient pas froid aux yeux et parviennent à convaincre le vieux pirate avec quelques trémolos bien ajustés. Et voilà mon Angus qui finit par leur balancer sa carte d’accès et qui roule une pelle à la jeune mécano avant de passe l’arme à gauche. Une bien jolie manière de sortir de scène, en vérité…

De retour à Havana City, nos lascars découvrent que ce chacal de Montoya n’a pas perdu son temps. On leur interdit l’accès à la Guigne et on les oriente vers la capitainerie. La vipère avait enregistré le vaisseau à son nom, probablement en crachant quelques crédits appuyés par la peur du Grand Croquemitaine, cette vieille ordure de Blood. Toujours est-il qu’ils se retrouvent devant l’amiral de service pour défendre leur bonne foi. Montoya était déjà en train de lui roucouler des mensonges dans l’oreille depuis un moment. Heureusement, cet amiral, c’était… STELLA BELL !!!...

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Ouaip, mon gars : Stella Bell en personne. L’icône de la Galaxie, l’héroïne des soap-opéras de l’OCG, la terreur des hordes, la hantise des vaisseaux de croisière solaires et des bâtiments militaires impériaux. Elle se tenait en chair et en os devant nos p’tits gars, qui avaient bien du mal à garder leur sang froid devant son charme sauvage et impudique ! Mais l’autorité et la rudesse de son langage les ramènent vite fait à la réalité. C’est Schiffer qui est désigné pour plaider au nom de son équipage. Les bobards et les flatteries de Montoya ne tiennent qu’un temps devant la gouaille et l’éloquence de notre Jimmy. Le Black Mamba est finalement sommé de remettre la carte d’accès à ses légitimes propriétaires et quitte la capitainerie avec la gueule de celui qui vient de manger une salade d’oursins sans les avoir décortiqués ! Ha, ha, ha !

Tous nos lascars se précipitent pour enregistrer la Guigne à leur nom et le rebaptisent Emilio, en hommage au jeune canonnier défunt dans sa tourelle. Tous ?... Pas tout à fait… Jimmy, incapable de résister à un joli minois, décide de tenter sa chance avec l’amiral Bell… Tu connais la vieille blague de la lionne des Barrens et du chat de la Ligue ? Eh bien elle est née de cette anecdote. Schiffer s’en est sorti à peu près entier mais il n’était pas sûr de vouloir remettre le couvert quand l’occasion s’en présenterait ! (rires)

L’amiral Bell leur avait cependant fait la faveur de les prendre pour filleuls et leur avait prodigué quelques conseils qu’ils s’empressèrent de suivre. L’Emilio fut baptisé au rhum d’Havana, réparé en quelques jours et affrété pour une première campagne de piraterie, avec Korban pour capitaine fraîchement élu. C’est au cours de ces réparations que Krayve met la main sur un objet pour le moins bizarre. C’était un tube de métal planqué dans une gaine de câblages, et contenant deux parchemins qui semblaient plus vieux que la Galaxie elle-même. Le Doc les identifia comme antérieurs à l’Age Stellaire car même ses connaissances encyclopédiques ne lui permettaient pas de déchiffrer le charabia incompréhensible qui recouvrait une de ces feuilles.

Quand à l’autre feuille, mon gars, c’était ce que tout pirate rêve de découvrir un jour : une carte au trésor ! Ouais, sûr que c’était ça. Une étoile dans la Galaxie, la deuxième planète de ce système stellaire, un point sur la planète. Tout concordait… sauf le système de repérage ! Les coordonnées n’avaient rien à voir avec le système OCG. Autant retrouver un grain de sable sur une plage ! Certains Anciens s’accordaient pour orienter nos gusses vers les cartographes de l’OCG afin de faire déchiffrer la carte, mais d’autres leurs conseillèrent d’aller la présenter au Roi Sorcier de Shalifar - même si tout le monde sait que Shalifar et son Roi Sorcier ne sont qu’une légende…

Les hommes de l’Emilio décident finalement de voguer vers Exxalia. Là-bas, ils pourront non seulement exercer leur nouvelle profession sans trop de risques et en espérant de substantiels bénéfices. Mais cela leur permettra de s’y offrir les services du Laboratoire de Cartographie Galactique. Ils ont le temps de participer à leur première grande fête pirate avant de décoller. Les solaires organisaient une fiesta à tout casser pour fêter l’acquisition de l’Espadon. Et Kora Orbakyn, dans tout ça ?... Je te rassure, elle n’était pas vendue avec. Stella Bell avait exigé de se la faire livrer, le destin seul sait au nom de quelle rancune… C’est au cours de cette fête que Jimmy fait connaissance avec la main de Rosa Maria d’une toute autre manière que quelques nuits auparavant. Le seductor a fort à faire pour la convaincre que l’amiral des Frères de la Côte n’était qu’une passade – ce qu’il s’était pourtant résolument promis à lui-même !

Et voilà qu’un beau matin, l’Emilio quitte Havana avec une voltige qui est depuis restée dans les mémoires. Korban et Dans L’Mille improvisent une acrobatie qui fut pour beaucoup dans la gloire future de cet équipage. C’est en orbite que Montoya leur réserve sa dernière félonie… Il avait regagné la base lunaire des Black Mambas et profite de l’entrée en orbite de l’Emilio pour le prendre d’abordage. La couleuvre était loin d’imaginer que le jeune capitaine et son maître canonnier lui feraient ravaler sa morgue et son orgueil d’une pirouette et d’un seul tir de canon dévastateur ! Le superbe Romanza se retrouve à la dérive en deux passages, quasiment éventré par le laser du vieux Basic. Une vraie honte... Nos pirates poussent même l’humiliation jusqu’à prélever un tribut sur la cargaison de l’adversaire vaincu. Ils n’osent pas forcer leur chance car l’amiral Blood est attendu incessamment pour relayer Stella Bell et ils ont bien compris qu’ils n’avaient pas intérêt à rester dans les parages à ce moment-là.

Direction, la limite de saut. Bamos, amigos !

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