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C’est décidément la plus belle planète de la Galaxie. Un havre de bonheur et de paix pour tous les pirates au grand cœur. Rappelle-toi Havana la première fois que tu l’as découverte, petit : recouverte d’océans turquoise et de plages de sable fin. Les palmiers qui apportent une ombre bienfaisante, le rhum qui réchauffe l’âme, les indigènes accueillants et leurs femmes magnifiques – et de mœurs très libres !

Un petit astroport au bord de la mer qui accueille tous les vaisseaux pirates qui se présentent. Ces bâtiments côtoient la flottille des bateaux de pêche havanais. Une petite ville s’étend autour de la baie dans la plus joyeuse anarchie. Ses limites en sont floues ; on ne sait pas trop si la jungle envahit la ville ou si c’est la ville qui envahit la jungle. Des artères tortueuses et étroites rayonnent autour d’une rue principale bordée de maisons colorées.

Havana City

La capitainerie indique à l’Espadon un quai au centre de la baie, relié au vieux fort en ruine qui émerge de l’eau. Un ponton de bois relie la structure à la terre ferme. Tous les hommes trépignent aux sas, leur sac sur le dos et leurs crédits en poche. Dans l’Mille leur donne 24 heures de quartier libre : c’est la ruée ! En trente secondes, l’Espadon est désert. Nous héros se retrouvent seuls au cœur d’un nuage de poussière qui retombe lentement. Seuls, pas tout à fait : un canonnier et un fusilier ont choisi de découvrir avec eux la ville qu’ils ne connaissent pas encore. La troupe est emmenée par Delgado le Bosco pour faire connaissance avec le milieu local. Première étape obligée : la Rhumerie, tu t’en doutes. A tu salud !

La ville est déserte : le zénith vient de passer et la chaleur écrasante cloître pour l’instant les habitants chez eux pour la sieste sacro-sainte - bien qu’en fait, la plupart d’entre eux sont surtout en train de finir leur nuit ! Des poulets traversent la rue principale déserte, poursuivis par des enfants havanais, des pêcheurs rafistolent leurs filets et des pirates dorment à l’ombre. La Rhumerie est fermée mais Domingo accueille néanmoins Delgado et ses amis avec chaleur, souriant et accueillant, même si sa dégaine d’ancien pirate et la vilaine cicatrice qui lui barre le visage témoignent de son passé violent. Un jour, je te parlerai de ses exploits : il y a de quoi faire dix livres - si je savais écrire !

Tout en testant, avec plus ou moins de bonheur, leur résistance au rhum d’Havana bu cul-sec, la bande s’achemine doucement vers la décision de vendre l’Espadon pour racheter un vaisseau plus petit et un équipage restreint. Domingo les invite à revenir au soir : il trouveront alors tous les vendeurs et les acheteurs qu’ils souhaitent. Krayve et Schiffer vont terminer la journée en compagnie d’havanaises peu farouches qui essayaient de rafraîchir leurs ardeurs en faisant trempette sur la plage. Ils n’ont pas vraiment amélioré la situation ! (sourire paillard) Les autres décident de cuver leur rhum à l’ombre.

illustration repos

Au soir, l’ambiance est tout autre ! Dès le coucher de Ligero, les rues s’illuminent, les portes et les fenêtres s’ouvrent et la musique envahit la ville. Des airs de salsa enivrants qui te donnent envie d’embrasser à la havanaise la première femme que tu rencontres. Des effluves de rhum qui te mettent le cœur en joie. La Rhumerie est bondée et la vieille Carla chante sur la scène Besa me mucho de sa voix grave et suave. Les pirates boivent ses vibratos et fredonnent à voix basse. Certains ont même les larmes aux yeux. Le bosco a entendu dire qu’un groupe de pirates solaires cherche à acheter une frégate. Le bruit court qu’ils traînent dans une salle de jeux au bout de la rue principale. Il paraît aussi qu’un Romanza 330 qui mouille au port est à vendre pour qui a de quoi se l’offrir.

Moussaillon, le jour où tu voleras en Romanza, on dira de toi : « Voilà un vrai pirate ! ». Mais il faut savoir se l’offrir, un bijou pareil… ou le voler. En tout cas, un type en vêtements de noble solaire passablement élimés s’avance et s’engage à mener les gars au propriétaire du Romanza en échange d’une bouteille de rhum. Marché conclu !

Le solaire, un certain Aristophane je-sais-plus-quoi – on le surnommait « Doc » dans le coin – emmène nos gaillards jusqu’à une grande baraque décrépite transformée en bunker face au port. Devine ce que c’était, petit… je te le donne en mille : le QG des Black Mambas ! Je vois à ton regard que tu les connais. Inutile donc que je te raconte en détail l’accueil qui leur a été fourni. Le capitaine du Romanza était Enrique Montoya. Dans l’Mille a déclaré vouloir faire affaire avec lui. Comme il n’était soi-disant pas là, les gardes de faction ont viré leurs visiteurs avec leur grossièreté habituelle, après s’être engagés à faire la commission à leur chef. Mais, toi comme moi, on sait ce que ça vaut, une promesse de Black Mamba !...

Après avoir suivi le Doc Aristo, nos gusses vont faire un petit tour à la salle de jeux. Dans la cour d’une vieille hacienda, des parieurs se pressent autour de combats de coqs ou se battent pour vider une querelle. A l’intérieur, des tables de poker havanais se serrent autour d’un ring encerclé d’un filet de pêche. A un micro, un type appelle un volontaire qui aurait le courage d’affronter les poings d’un certain Skull. Krayve, qui cherchait depuis son arrivée à taper sur quelqu’un sans trouver un adversaire à sa mesure, se précipite sur le ring au moment où le faisceau d’un projecteur l’exhibe à tous les regards. Les encouragements qui l’accompagnent sont vite étouffés par l’ovation qui accueille le mutant qui apparaît soudain à la mezzanine.

Par les huit bras du kraken, petit, tu aurais vu le mastar ! Plus de deux mètres de muscles, avec une tête de lion et des bras comme des troncs de cocotiers. Le Skull descend placidement vers le ring sous les acclamations du public et se dirige lentement vers notre Krayve qui commence à se demander s’il a bien fait… (Pause) …Je crois qu’il a tenu une minute contre Skull. Il a même réussi à parer quelques coups ! Mais l’autre avait des griffes comme des rasoirs et Krayve a fini quadrillé comme une carte de la Galaxie. Sa résistance a juste suffi à faire baisser la cote de son adversaire et a permis à ses copains de se faire un peu de fric. Quand il s’écroule en petits morceaux, le Doc les ramasse à la balayette et les emporte à l’infirmerie de l’Espadon pour reconstituer le puzzle.

Dans l’Mille et Schiffer rencontrent alors les acheteurs potentiels de l’Espadon : c’est un groupe de trois capitaines solaires qui comptent remplacer leur escadron de vieux Basics par une frégate qui en jette. Après avoir pris rendez-vous avec eux pour un tour du propriétaire, nos deux larrons essaient une petite arnaque qui avait bien fonctionné sur Port Espérance : Schiffer, qui tient l’alcool comme personne, affronte Dans l’Mille dans un duel de picole à 10 crédits. Au bout de trois verres de rhum, il fait mine de rouler sous la table et provoque ensuite un autre gars en titubant sur ses jambes et en sortant ses biftons. Manque de bol, les pirates d’Havana n’aiment pas les victoires faciles ! La cible dénigre un duel contre le faux poivrot et lance le défi à Dans l’Mille, qui n’est déjà plus très clair. Le canonnier essaie de se défiler mais voit rouge quand l’autre le traite de tapette. Finalement, c’est avec ses poings que le maître de la Sainte Barbe fiche une branlée au malotru. Fallait pas le chercher, Dans l’Mille !

Au petit matin, les morceaux de Krayve sont recollés et sont même capables d’articuler des sons. Il a failli y perdre un œil mais il finira par se remettre. Le Doc est un bon doc ! Vers midi, les solaires arrivent avec quelques gros bras et font le tour du rafiot. Ils n’en finissent pas de critiquer l’état de l’Espadon pour faire baisser son prix. Finalement, les négociations s’arrêtent à 16 000 crédits. Nos gars en pleureraient si c’étaient des femmelettes ! Ils parviennent à faire patienter les acheteurs en espérant trouver entre-temps des gogos plus faciles à plumer.

Après le zénith, les marins de l’équipage arrivent au compte-gouttes alors que Dans l’Mille s’apprête à leur présenter les projets de l’état major. Dans la soute à la trappe ouverte sur un ciel d’azur immaculé, il leur balance un petit discours prosaïque ponctué par les envolées lyriques de Schiffer et la musique du Doc qui joue du synthonica dans un coin. Les partisans d’Orbakyn ne s’étant pas présentés, la proposition est en passe d’être adoptée par l’équipage quand, sur le pont, Drago, l’ancien maître canonnier fait une entrée théâtrale, accompagné des « loyalistes », qui ne se privent pas de montrer comment leurs fusils lasers brillent bien au soleil.

Cette fieffée crapule prétend s’être acoquinée avec les Black Mambas et invite l’équipage à se reconstituer autour de lui pour intégrer la confrérie. Il faut toute l’éloquence et la verve de nos gaillards pour renvoyer Drago couiner dans les jupes de ses nouveaux maîtres. Finalement, l’équipage accepte la vente de l’Espadon et le partage des gains. En revanche, ils n’emportent pas un franc succès dans la formation de leur futur équipage : seuls acceptent de se joindre à eux les deux bigorneaux qui les avaient accompagnés la veille, ainsi qu’une petite mutante des machineries.

Si on fait les comptes, ça nous fait un pilote, deux canonniers, deux fusiliers et une mécano, plus Delgado qui touche à tout sur un navire et Schiffer qui ne touche à rien – mais avec beaucoup de charme ! Si le Doc accepte de les accompagner, moi, j’appellerai ça un équipage qui tient la route ! Hasta la vista !

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