Cthulhu

1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 Rating 0.00 (0 Votes)

The Arkham Advertiser, 13 juin 1933

L’équipe Starkweather-Moore se renforce !

L’expédition dirigée par le professeur Moore de l’université d’Arkham et le bouillonnant James Starkweather enregistre ses premiers membres.

Notre correspondant en Californie nous apprend que le professeur Morehouse Bryce, maître de conférences en paléontologie à la très prestigieuse université de Berkeley, et son assistant Timothy Carter ont annoncé leur participation dans l’équipe scientifique qui accompagnera cet hiver l’expédition Starkweather-Moore en antarctique. Bryce déclare être très enthousiaste à l’idée du départ et des découvertes scientifiques majeures qui les attendent : « les fossiles mis à jour par le regretté professeur Lake de l’université Miskatonic et ses compte-rendus radio laissent présager un bouleversement complet de nos connaissances en paléontologie. Mon assistant et moi-même brûlons d’impatience de poursuivre le travail de Lake et de faire découvrir au monde un nouveau regard sur les origines de la vie sur notre planète. »

Le géologue Willard Griffith sera également de l’expédition. Ce professeur de l’université Cornell à la réputation grandissante a déclaré être confiant quant aux chances de succès de l’expédition : « le travail de préparation du professeur Moore, capitalisant sur l’expérience de la tragique mais non moins passionnante expédition du professeur Dyer, et les excellentes foreuses du professeur Pabodie sont un gage de réussite. Les foreuses Pabodie avaient déjà prouvé leur formidable efficacité lors de la précédente expédition. Mon estimé collègue de l‘université Miskatonic ne sera malheureusement pas de la partie mais il m’a assuré avoir procédé à de nouvelles améliorations techniques sur ses engins. Avec mon assistant, Charlie Porter, nous passerons l’été à nous familiariser avec leur fonctionnement sur les glaces de l’Alaska. »

1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 Rating 0.00 (0 Votes)

BOSTON TRIBUNE – Edition du 8 juin 1933

Byrd fait le plein de sponsors

L‘amiral Richard Evelyn Byrd dont l’expédition vers le pôle sud quittera notre continent à l’automne 1933 annonce avoir réussi à regrouper les fonds nécessaires à cette incroyable aventure. Parmi les mécènes soutenant Byrd, nous pouvons citer CBS, le Pep Boys Club, l’US Mail et deux ou trois grands céréaliers.

Interrogé sur ses concurrents à la course à l’antarctique, Byrd déclare ne pas jouer dans la même catégorie ; les objectifs et les moyens mis en œuvre pour y parvenir étant sans commune mesure avec ceux des expéditions Starkweather-Moore et Ellsworth-Balchen.

Gageons que le grand homme dont l’expérience et l’héroïsme ne sont plus à prouver réussisse là où d’autres échoueraient ! 

« Starkweather ? Oui, ce nom me dit quelque chose. J’ai connu un Starkweather, un organisateur de safaris en Afrique pour riches bourgeoises en manque d’aventure … S’agit-il du même homme ? » a déclaré Byrd avec un large sourire à notre correspondant.

1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 Rating 0.00 (0 Votes)

NEW YORK HERALD – Edition du 5 juin 1933

Jamais 2 sans 3 – Le pôle Sud en point de mire

Alors que nos confrères se faisaient l’écho de 2 expéditions ayant pour objectif l’exploration du continent antarctique à l’hiver prochain, une troisième expédition est annoncée par le docteur Lincoln Ellsworth qui s’élancera à son tour à l’assaut de la banquise australe. Le docteur Ellsworth, accompagné de Bernt Balchen, célèbre pilote ayant déjà accompagné Amundsen dans ses expéditions polaires, envisage de traverser le continent par les airs à bord de l’Etoile Polaire, un appareil Northtrop Gamma configuré pour n’emporter que 2 personnes. Leur itinéraire les mènera de la Baie des Baleines à la mer de Weddel avant d’emprunter le chemin inverse.

L’expédition Ellsworth-Balchen s’élancera l’automne prochain à bord du Wyatt Earp, leur navire à moteur de 400 tonnes.

Rappelons pour nos lecteurs que les terres antarctiques recèlent encore de nombreuses questions pour les scientifiques et explorateurs, questions auxquelles tenteront de répondre ces expéditions qui repousseront les limites des connaissances humaines et des capacités physiques et techniques des équipes engagées.

1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 Rating 0.00 (0 Votes)

NEW YORK POST – Edition du 1er juin 1933

BYRD révèle son plan pour dévoiler les secrets de l’Antarctique

L’Amiral Richard Evelyn Byrd entreprend sa seconde expédition sur le continent Antarctique. Quatre ans après son survol du Pôle Sud, le célèbre explorateur déclare son intention de mettre à jour les derniers secrets de l’Antarctique.  Les moyens mis en œuvre sont considérables, son navire amiral, un vaisseau de 8500 tonnes baptisé le Jacob Ruppert, transportera une centaine d’hommes et trois avions. Byrd et son équipe scientifique réutiliseront Little America, l’abri où ils ont passé déjà passé un hiver. Byrd annonce que l’expédition placée sous son commandement sera  en mesure de réaliser une des plus importantes découvertes géographiques du siècle, déterminer si l’Antarctique est formé d’un seul grand continent ou de deux grandes masses terrestres. 

Rappelons que le 9 mai 1926 Richard Byrd a tenté le survol du pôle Nord avec un Fokker baptisé "Josephine Ford", quelques jours avant le survol du pôle par Amundsen avec le dirigeable "Norge". Le 29 juin 1927 il réalise sur un nouveau Fokker baptisé "America" un vol transatlantique de New York à Ver-sur-Mer. C'est en 1928 qu'il lance sa première expédition dans l'Antarctique avec deux navires et trois avions spécialement équipés. Un équipement radio a permis le suivi mondial de l'expédition. Durant l'été 1928 un camp de base fut construit sur la grande barrière de Ross. Ce camp de base fut dénommé Ver sur Mer, en souvenir de l'accueil qu'il avait reçu lors de son amerrissage pour sa traversée de l'Atlantique de juin 1927. Le 29 novembre 1929, Byrd tente le survol du Pôle Sud qu'il réussit après un vol périlleux de 18 heures à basse altitude. 

Quelques jours après l’annonce par James Starkweather d’une expédition visant également l’Antarctique, c’est donc un autre célèbre aventurier qui prendra la route du continent sud à l’automne prochain. Gageons que la course à l’Antarctique engagée  par ces 2 expéditions sera rude ! Interrogé sur les objectifs de l’expédition rivale, Byrd indique que les moyens dont il dispose sont « sans commune mesure de ceux dont dispose Starkweather ». L’Amiral Byrd déclare : « Nous n’irons par gravir quelques montagnes, si hautes soient elles, mais percer un des derniers grand secret géographique de notre temps ! »

 

1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 Rating 0.00 (0 Votes)

The Arkham Advertiser, 30 mai 1933

Des explorateurs intrépides préparent leur expédition

« Nous y retournons », nous explique Starkweather. « Le travail n’est pas terminé. Nous y retournons, nous allons finir ce qui a été commencé, et partager tout cela avec le monde entier. Ce sera une grande aventure humaine, et une page glorieuse de l’histoire scientifique. »

Le professeur Moore, assis calmement à ses côtés, paraît moins exalté, mais tout aussi déterminé.

« Beaucoup de choses ont changé durant ces trois dernières années », nous soutient-il. « Nous avons maintenant accès à des technologies qui n’existaient pas à l’époque. Nos aéroplanes, par exemple, sont bien meilleurs : 

des Boeing du dernier modèle, plus robustes et plus sûrs. Les foreuses du professeur Pabodie ont été améliorées. Ces équipements de meilleure qualité nous permettront d’anticiper les difficultés, de même que des connaissances du terrain dont aucun des membres de l’expédition Miskatonic ne disposait lors de la préparation de leur voyage. Nous pouvons aussi nous appuyer sur la transcription des transmissions de Lake. Oui, bien sûr que je suis optimiste. Très optimiste. Nous allons atteindre nos objectifs. »

Lorsque nous leur demandons quels sont ces objectifs, les deux hommes échangent un regard rapide, puis Starkweather répond en se penchant en avant avec détermination.

« Jouer à saute-mouton, messieurs ! » dit-il en souriant. « Nous traverserons tout le continent à saute-mouton. 

Une base sur la plate-forme glaciaire de Ross, puis une autre au pôle Sud. Une sur l’ancien Camp de Lake, si nous parvenons à le retrouver. 

Et nous avons l’ambition, messieurs, de traverser ces fantastiques montagnes décrites par Dyer et par Lake, d’y installer nos instruments et de planter notre drapeau sur le plateau d’altitude !

Imaginez ! C’est comme disposer d’une piste d’atterrissage naturelle au sommet de l’Everest ! »

« Nous aurons le meilleur équipement possible, et des hommes de grande compétence. 

Des géologues, des paléontologues, le professeur  Albemarle de l’université d’Oberlin qui vient étudier la météorologie. Des glaciologues, peut-être encore un ou deux biologistes…

L’équipe n’est pas encore au complet, bien sûr. Nous disposons encore de cinq mois avant le départ ! »

Moore ajoute : « Il est crucial de retrouver le camp du professeur Lake et de rapporter  ici tout ce que nous pourrons recueillir dans les grottes qu’il a découvertes. La perspective de fonder des champs radicalement nouveaux de l’étude de la vie, de renouveler profondément la taxonomie communément admise, est très enthousiasmante. Il serait tout à fait décevant que nous ne soyons pas capables de retrouver ces vestiges qui ont déjà été découverts une fois. » 

Les deux explorateurs projettent de débarquer avec trente hommes sur le continent austral, soit une  dizaine de plus que l’expédition Miskatonic.

Leur projet est financé par des fonds privés et ne dépend d’aucune université ou institution.

1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 Rating 0.00 (0 Votes)

Le Pillar-Riposte - Édition de midi, 3 cents - 26 mai 1933

« L’Antarctique sinon rien ! »

Un aventurier renommé tourne son regard vers les confins du globe.

New York (AP) - L’aventurier James Starkweather, dont la réputation s’étend bien au-delà de nos frontières, a annoncé aujourd’hui qu’il conduirait une équipe de scientifiques et d’explorateurs dans les régions inconnues du continent antarctique, dès cet automne.

Starkweather, qui sera accompagné de William Moore, géologue de l’Université Miskatonic d’Arkham, Massachusetts, a l’intention de marcher sur les traces de l’expédition de l’Université Miskatonic, qui se déroula de 1930 à 1931, date de son tragique dénouement.

L’expédition Starkweather-Moore appareillera de New York en septembre prochain. 

À l’instar de leurs prédécesseurs, les membres de l’équipe emploieront des avions à longue portée afin d’explorer les terres vierges du grand Sud polaire, plus loin que n’importe qui auparavant.

« Atteindre le pôle Sud n’est pas notre préoccupation », a déclaré ce matin Starkweather durant une conférence de presse donnée depuis son hôtel new-yorkais. « De nombreuses personnes s’y sont déjà rendues. Notre intention est d’explorer des lieux que nul pied n’a jamais foulé, et d’y contempler ce qu’aucun homme encore de ce monde n’a jamais vu. »

L’expédition compte ne passer que trois mois en Antarctique. L’utilisation systématique d’aéroplanes pour la reconnaissance et le transport devrait permettre, selon Starkweather, de parcourir et de cartographier en quelques heures une étendue de territoire qui aurait demandé des jours d’exploration par des moyens traditionnels. 

L’un des buts de l’expédition est de retrouver le camp avancé de l’expédition Miskatonic, dernière demeure du professeur Lake et de ses douze hommes. Ceux-ci furent les premiers à découvrir la chaîne des montagnes Miskatonic avant d’être décimés par une tempête foudroyante. Le relevé cartographique et l’ascension des sommets de cette chaîne, ainsi que la reconnaissance aérienne des territoires situés sur les versants opposés au Camp de Lake, constituent d’autres objectifs importants.

« Ces pics sont prodigieux », a déclaré Starkweather. « Ce sont les plus hautes montagnes du globe ! Ma mission est de conquérir ces sommets, d’en percer les secrets et de les partager avec l’humanité toute entière. »

« Nous avons le meilleur équipement que l’on puisse s’offrir. 

Nous ne pouvons que réussir. » Starkweather, âgé de 43 ans, est un vétéran de la Grande Guerre. Il a dirigé des expéditions dans les contrées sauvages de quatre continents.

Il était présent à bord du vol transpolaire Italia dont le crash, peu avant la fin de son voyage au-dessus de la calotte glaciaire arctique, a été rapporté par les journaux du monde entier.

Moore, âgé de 39 ans, est professeur de géologie. Il occupe la Chaire Smythe de Paléontologie de l’Université Miskatonic, et possède une longue expérience des climats hostiles, acquise sur le terrain.

Il a déjà pris part à des expéditions en Arctique ainsi que sur le plateau himalayen.

La campagne de recrutement est ouverte, scientifiques, guides polaires, aviateurs, mécaniciens, alpinistes, …  désireux de participer à l’une des plus ambitieuses campagnes d’exploration antarctique de ce siècle sont invités à transmettre leur candidature à l’attention de M. James Starkweather – Hôtel Amherst – New York City – USA.

N.B. : l’expédition recherche également de généreux mécènes pour participer à son financement, une place à bord leur sera réservée !

Nos partenaires

Prochains événements

Aucun évènement dans le calendrier

Notez les dates des événements à venir d'Atalanta Fugiens (dates grisées).

 

Lun Mar Mer Jeu Ven Sam Dim
1
2
3
4
5
6
7
8
9
10
11
12
13
14
15
16
17
18
19
20
21
22
23
24
25
26
27
28
29
30
31